Une nouvelle école à Beuzet, mais quand ?

Gembloux va approuver l’avant-projet de construction d’une nouvelle école à Beuzet. Un projet qui prendra corps d’ici cinq à dix ans.

C’est un projet ambitieux. Il vise ni plus, ni moins, à doter le village de Beuzet d’une toute nouvelle école. Les locaux actuels de l’école communale n’ont qu’une cinquantaine d’années, mais ils ont été construits en matériaux préfabriqués. Bref, les bâtiments sont vétustes, ne sont plus aux normes et ne répondent pas au développement qu’a connu ce village, ces dernières décennies.

«On parlait déjà d’une nouvelle école quand je la fréquentais dans les années ‘90 », explique l’échevin de l’enseignement Gauthier de Sauvage.

Une ébauche de concrétisation s’est produite quand un auteur de projet a été désigné, en 2013. Le bureau d’études BSolutions a été chargé de dresser les plans de la future implantation.

C’est cet avant-projet qui va être soumis au conseil communal, ce mercredi. Ensuite, le dossier partira à la Fédération Wallonie-Bruxelles, où une demande de subsides va être introduite non pas dans le fonds «travaux prioritaires », mais par la voie classique, qui ouvre la possibilité de 60% contre 88% pour les travaux prioritaires.

Pourquoi ne pas tenter l’urgence? «A Beuzet, il n’y a pas péril en la demeure, même si une nouvelle école est bien nécessaire », argumente l’échevin de l’enseignement. « Cela représente un investissement de 3 millions d’euros qui n’est pas budgétisé à ce stade. Et nous ne rentrons pas dans les critères de l’urgence. »

Reste la question à 3 millions d’euros: quand le projet pourra-t-il se concrétiser? « C’est la boîte noire, soupire Gauthier de Sauvage. Notre dossier va atterrir dans la pile des dossiers, cela dépendra du budget du Fonds scolaire mais on sait que la Fédération Wallonie-Bruxelles n’est pas l’institution qui se porte le mieux. » A titre de repère, le dossier de l’école de Corroy avait été introduit en 2003 et se concrétise actuellement. Compte tenu de ces éléments, la fourchette espérée oscille entre 5 et 10 ans.

Deux blocs distincts

La future école comprendra deux bâtiments distincts. Le premier se composera d’une salle de gymnastique et d’un réfectoire avec sanitaires. Distinct des classes, ce bloc pourra aussi servir pour d’autres activités.

Les classes proprement dites se répartiront sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, trois classes de maternelles. A l’étage, trois classes pour l’enseignement primaire, plus une salle polyvalente et un local pour les professeurs. D’emblée, le projet prévoit la possibilité d’une extension à des classes supplémentaires si le besoin s’en faisait sentir.

D’un point de vue énergétique, cette école sera presque passive.

On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs: la construction de cette école engendrera son lot d’inconvénients durant tout le chantier. Comme la première phase consistera à raser les bâtiments actuels, les écoliers devront être temporairement relogés ailleurs. Cela passera par l’utilisation de modules et l’utilisation transitoire des infrastructures communales existantes comme le centre sportif et l’ancienne maison communale.

Mais on n’en est pas encore là : rendez-vous dans cinq ou dix ans.

D’autres écoles d’abord

D’autres chantiers prioritaires seront mis en œuvre avant Beuzet. Aux Isnes, d’abord, deux nouvelles classes sont en projet, de même que de nouveaux sanitaires. Le budget est de 600 000 €. Le dossier a été initié en 2013. À Bossière également, la Ville de Gembloux veut aménager deux classes supplémentaires pour faire face à accroissement de la population scolaire. Le projet suit aussi la filière classique de subsidiation. «?Le dossier est dans la pile, mais forcément plus haut que celui de Beuzet. Quand le dossier passera, cela nous donnera une indication pour Beuzet?».

Source : L’Avenir