Une école conçue par ses enseignants à Hannut

La signature ministérielle permet de lancer la construction de l’école communale de Grand-Hallet. Elle pourrait déjà ouvrir à la rentrée 2015.

L’actuel bâtiment scolaire de Grand-Hallet et les quatre préfabriqués qu’on lui avait flanqués en1977 s’apprêtent sans doute à vivre leurs deux dernières années scolaires. La bonne nouvelle est en effet arrivée la semaine dernière : Jean-Marc Nollet a signé la promesse ferme d’un subside communautaire de 2,350 millions d’euros qui, s’ajoutant à une dépense communale de 1,4 million, permettra de construire là-bas une école opérationnelle dotée d’une capacité énergétique performante.

Pour y arriver, l’option a été prise de privilégier un standard passif non certifié, celui qui offre le meilleur rapport économique sur 30 ans. La commune ayant déjà gonflé de 400 000 € son enveloppe budgétaire initiale, la tutelle, passant en urgence un projet lié à une augmentation annuelle de population scolaire de 3 à 7 %, comme au plus fort de l’agglomération bruxelloise, a exceptionnellement accepté, pour accorder aussi un subside complémentaire, d’un peu dépasser sa norme de 1300 € au m2 au vu de l’effort énergétique réaliste entrepris finalement plus rentable que du passif certifié avec, par exemple, du triple vitrage.

1re pierre dans moins d’un an

L’échevin Manu Douette, qui est d’ailleurs un villageois, mène avec vigueur ce projet qu’il planifie désormais ainsi. «Mise en adjudication fin juin avant les congés du bâtiment, analyse des offres en septembre, attribution du marché en octobre, inscription budgétaire fin 2013, début des travaux au printemps 2014 après avis ministériel, fin des travaux à l’été 2015, déménagement si possible pendant les vacances et occupation des locaux en septembre ou, au plus tard en décembre. Une bonne année de chantier pendant laquelle je suivrai l’entrepreneur au collet.»

Au-delà de la construction de 16 classes, de locaux annexes et de possibilités d’extensions ultérieures, ce qui ressort aussi de ce dossier, c’est la manière dont il a été mené en opérationnelle complicité par le pouvoir local et l’équipe pédagogique. Mieux qu’un bureau d’étude spécialisé, l’architecte communal Laurent Collin a traduit dans la superbe esthétique de ses plans tant les souhaits didactiques des enseignants que les soucis économiques de la commune. Au rez-de-chaussée, le maternel disposera d’un espace ludique éclairé et d’un coin dortoir occulté jouxtant ses classes et à l’étage, les locaux du primaire aussi voulus en enfilade s’ouvriront sur des ateliers. Aux yeux de la directrice, Mme Delathuy, le confort pédagogique y sera donc bien de mise. Vivement 2015…

Source: L’Avenir.net