Une école « basse énergie » à Court

L’institut technique provincial de Court sera doté d’une nouvelle extension qui mise sur le développement durable. Fin des travaux en 2011.

Les travaux devraient se dérouler du 1er décembre 2009 au 31 mars 2011. Un chantier d’une durée estimée de 450 jours pour offrir à l’Institut technique provincial de Court-Saint-Etienne une nouvelle extension de près de 2000 m2. Il s’agit de doter l’ITP d’une salle de sport, d’une cuisine de production à usage unique de l’école, d’ateliers et classes pour la section toiture, notamment un destiné aux formations en PVC, en plus d’aménagements extérieurs, dont des nouveaux parkings et une zone pour déposer les élèves. Soit un investissement total de 3, 8 millions d’euros.

« Ce nouvel atelier s’inscrit dans l’optique poursuivie par le pouvoir organisateur, visant à ouvrir un CTA (Centre de technologies avancées) dans le secteur de la construction« , a mentionné le président du collège provincial et député chargé de l’enseignement, Pierre Boucher. « Ce CTA aurait l’avantage de doter ce secteur d’une infrastructure de formation exceptionnelle. Ces nouvelles salles de technologie, ces ateliers et ce hall sportif, qui faisaient cruellement défaut à l’école, vont apporter une sérieuse bouée d’oxygène à l’ITP. » D’autant que la nouvelle construction répond à de réels besoins. D’une part, l’accroissement de la population des élèves (486 inscriptions en 1994-1995 pour 699 en 2009-2010) et, d’autre part, à une adaptation optimale des locaux pour les différents cours.

Particularité : il s’agit d’un bâtiment basse-énergie, caractérisé par un niveau d’isolation global double de celui d’un bâtiment classique, ce qui réduit d’au moins autant la consommation énergétique. Une facture qui sera aussi réduite grâce à une pompe à chaleur couplée à des forages géothermiques verticaux. « Des bâtiments, la Province du Brabant wallon en gère beaucoup : des établissements scolaires en passant par les centres sociaux et de santé, les centres de recherche et de soutien à l’agriculture, les centres de loisir ou encore les bâtiments administratifs. Au total, une centaine de bâtiments, pour la plupart relativement anciens et peu performants sur le plan énergétique, note Alain Trussart, député provincial en charge de l’énergie et des bâtiments. Aussi, lorsque nous avons l’occasion, comme ici à Court-St-Etienne, de construire un bâtiment neuf, nous visons un haut niveau de qualité énergétique en mettant en œuvre les développements technologiques les plus récents. La Province a mis un point d’honneur à faire de ce bâtiment un modèle de développement durable. Au départ d’un projet assez classique initié par le Collège provincial précédent, avec un coefficient d’isolation K de 62 (soit la norme minimale aujourd’hui autorisée pour un bâtiment scolaire), nous avons évolué vers un bâtiment très performant, de type basse énergie voire presque passif, avec un coefficient d’isolation K de 20. » Un bâtiment est dit « basse énergie » quand son coefficient est inférieur à 30, « passif » en dessous de 15.

La performance du bâtiment stéphanois passe aussi par des panneaux solaires thermiques pour la production d’eau chaude ou un système de ventilation conçu pour éviter toute déperdition calorifique lors des apports d’air frais.·Les bardages en façade mettront à profit les matériaux durables, notamment du bois de peuplier local plutôt que du bois exotique, thermo-traité pour le rendre imputrescible. La nouvelle extension mise également sur l’utilisation rationnelle de l’eau, via la récupération d’eau de pluie La réalisation d’une toiture verte est aussi prévue de même que l’utilisation rationnelle de l’électricité par un éclairage performant, privilégiant l’apport de lumière naturelle. Des éclairages de type haut rendement seront pourvus de détecteur de présence

En matière d’énergie, la Province va réaliser un « cadastre énergétique complet » de ses bâtiments, afin de déterminer le type et l’ordre de priorité des travaux nécessaires pour réduire progressivement la consommation, pour lesquels elle a constitué une réserve de 10 millions d’euros. Mais « nous présageons que la seule réalisation de l’étude et la mise à plat des consommations va entraîner une prise de conscience et une adaptation des comportements, avec en conséquence une réduction entre 10 % et 20 % de la consommation, sans aucun investissement. En effet, il est courant que, dans nos écoles, les classes soient chauffées à 25° et que l’on trouve en plein hiver les fenêtres ouvertes parce qu’il y fait trop chaud ou encore toutes les lumières allumées alors qu’il fait plein soleil. »

Source: LaLibre.be