Trop de décibels à l’école

Nos écoles sont trop bruyantes. C’est le constat que dresse l’Institut Bruxellois de la Gestion de l’environnement et Inter-environnement. Les écoles sont souvent installées dans des vieux bâtiments mail insonorisés et avec des centaines d’enfants pas toujours très calmes. Or le bruit fatigue et perturbe la concentration. Une asbl mène des actions de sensibilisation dans les écoles de Bruxelles et de Wallonie.

L’IBGE a réalisé une étude, un audit acoustique dans 6 écoles de la capitale. Le constat est clair: les écoles sont clairement trop bruyantes. Or le bruit est une source de stress et de fatigue pour les profs comme pour les élèves. Il a une influence aussi sur la concentration et donc l’apprentissage. Une fatigue excessive au bruit peut entraîner même des changements d’humeur comme par exemple plus d’agressivité.

D’après ces études, dans certaines réfectoire d’école on peut enregister 85 à 90 décibels, soit un niveau sonore analogue à celui d’une menuiserie dans laquelle on doit normalement travailler avec des casques sur les oreilles. L’asbl namuroire ‘Empreintes’ mène des actions de prévention dans les écoles auprès des enfants d’école primaire en Wallonie et à Bruxelles. Elle réalise avec les enfants un bilan sonore de l’école pour les amener à réfléchir à des solutions concrètes pour diminuer le bruit. Exemple: mettre des balles de tennis sous les pieds des tables en clasee pour atténuer le bruit ou encore mettre des sets de tables dans le réfectoire pour amortir le bruit des assiettes et des vouverts.

Mais ça ne suffit évidemment pas. Pour l’IBGE, c’est simple, il faut commencer par adopter des normes accoustiques pour la rénovation ou la construction des bâtiments scolaires or iln’y en a pas, en communauté française. Ce qui est frappant dans de nombreux bâtiments scolaires qui datent parfois de l’après-guerre, c’est la résonnance. Des murs de bétons, nus, des sols carrelés, hauts plafonds. Les critères architecturaux de l’époque privilégiaient plus l’hygiène et la sécurité incendie, aux dépens de la qualité acoustique. Sans compter que les méthodes pédagogiques ont évolué et que les élèves s’expriment beaucoup plus aujourd’hui.

Source: RTBF.be