Renaissance pour l’école Sainte-Véronique à Liège

Suite à l’incendie du bâtiment administratif et de direction de l’Institut Sainte-Véronique en 2009, une nouvelle organisation de l’école doit être repensée pour transformer ce sinistre en opportunité. L’étude, de la démolition et de la reconstruction de ce bâtiment détruit, en adéquation avec l’évolution à long terme du centre scolaire n’est pas réaliste dans un délai raisonnable.

Cependant, l’école devant fonctionner en continu il faut rapidement trouver de nouveaux espaces qui devront être évolutifs ; au début pour accueillir des salles de cours, ensuite pour les locaux de direction et de secrétariat.

L’école, située dans le centre ville de Liège, n’offre que peu de terrains encore constructibles hormis un grand parc central arboré qu’il serait triste d’amputer.

Seul un petit espace résiduel longeant un bâtiment esseulé de l’école n’est pas utilisé. Le fonctionnement de ce bâtiment isolé du reste de l’école mérite également des améliorations. L’idée naît de venir greffer sur un mur mitoyen aveugle un nouveau bâtiment. Le terrain est en forte pente montant d’environ 3,50 m depuis la rue vers l’intérieur de l’îlot. Une zone de recul est indispensable à cet endroit afin de conserver l’accessibilité des camions dans la cour d’en face.

Enjeux

L’école apprécie le caractère ancien de certains de ses bâtiments mais est également résolument tournée vers l’avenir et les économies d’énergies. Elle cherche également à rationaliser ses structures scolaires et les déplacements des élèves à travers le site.

Réponse architecturale

Les impositions du terrain ont guidé le projet. La réponse formelle se traduit par un élément dynamique léger se posant sur un socle massif en brique et se projetant en porte-à-faux jusqu’à la rue, afin de conserver une zone de recul et de jouer le rôle de préau d’entrée. Ce geste permet d’asseoir ce bâtiment à demi-niveaux sur une base semi-enterrée et d’adapter le plus justement possible la volumétrie du nouveau bâtiment par rapport aux gabarits voisins. Il offre un maximum de surface utile et permet également d’adoucir les arêtes franches de l’ancien mitoyen en suggérant un mouvement. Les matériaux proposés sont la brique de terre-cuite anthracite pour le socle, et des éléments de façade légers en plaques de grande taille de résine de teinte gris moyen. Cette différence affirmée traduit la confrontation entre une partie de projet proche de la terre et l’autre plus aérienne.

La cage d’escalier centrale permet de distribuer simplement les nouveaux plateaux mais également de redistribuer l’ancien bâtiment de manière plus efficace. De nouveaux liens sont créés à travers le mur mitoyen existant.

Les économies d’énergies ont également pris place au centre du processus de création du projet. Le choix d’une construction contre un mur mitoyen pour une de ces 4 façades et de sur-isoler les autres parois (horizontales et verticales) permet de réaliser un bâtiment économe en chauffage.

Source: Architectura.be