« Quid de la rénovation de nos bâtiments scolaires? »

Plusieurs représentants de pouvoirs organisateurs (PO) d’écoles concernés par la construction ou la rénovation de bâtiments scolaires dans le cadre du projet « Partenariat public-privé » (PPP) ont exprimé leur inquiétude par rapport au sort qui semble être réservé aux 35 projets déposés par ces mêmes PO.

Frais inattendus pour les communes
Selon le premier échevin de la commune de La Bruyère Olivier Nyssen (cdH), les PO concernés se sont réunis pour dénoncer le fait qu’il semble ne plus entrer dans les projets de la Communauté française, et plus précisément du ministre concerné Jean-Marc Nollet (Ecolo), de respecter les engagements pris antérieurement.

Les PO souhaitent obtenir de la part des autorités une promesse ferme de réalisation des projets qu’ils ont déposés. Les bâtiments scolaires de ces PO sont dans un état d’insalubrité avancé, alors que les projets sont parfois déposés depuis plus de 10 ans. Les communes doivent rivaliser d’ingéniosité pour remédier à une situation qu’elles n’ont pas choisie et qui engendre aujourd’hui des frais inattendus: location de conteneurs, travaux sur fonds propres, dépenses énergétiques démesurées, etc., dit encore le communiqué diffusé par l’échevin.

Action
Les PO, qui disent agir « en parfaite articulation » avec le CECP (Conseil de l’Enseignement des Communes et des Provinces), demandent que les 35 projets concernés soient mis en oeuvre sans délai, quelle que soit la formule administrative ou financière retenue, pour autant qu’elle reste neutre financièrement pour eux.

Les représentants des PO annoncent encore qu’ils construiront une école fictive ce mercredi 1er septembre à 14 heures, place Surlet de Chokier à Bruxelles, devant le cabinet de M. Nollet.

La semaine dernière, le « Courrier hebdomadaire » du Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique (CRISP) avait mis en doute les calculs du rapport de la société Deloitte, sur lequel s’est appuyé le gouvernement de la Communauté française pour élaborer son décret sur le PPP. L’étude du CRISP mettait aussi en garde contre la décision de réaliser un PPP pour des raisons comptables et non à cause d’un bon rapport avantage-coût.

Evaluation, pas abandon
Au cabinet du ministre, on confirme que les 35 projets seront bien exécutés à partir de 2011. Le gouvernement a effectivement décidé d’évaluer le mécanisme du PPP mais ne remet nullement en question l’exécution des projets, qui se fera selon un système de financement qu’il est en train de mettre sur pied, précise-t-on.

Source: 7sur7.be