Patatras ! Les enfants de Sterpenich et Barnich devront encore prendre leur mal en patience.

À la rentrée de janvier, ces écoliers avaient retrouvé leurs bâtiments préfabriqués en piteux état, perclus d’infiltrations d’eau et de manque d’isolation.

Ces structures en préfabriqué ont fait leur temps et ne permettent plus, décemment, une pédagogie moderne en 2010.

La semaine dernière, on a dit à ces enfants, à leurs parents, à leurs institutrices que « tout allait bientôt s’arranger », que la Communauté française disposait dans ses cartons d’un plan de financement public/privé permettant la construction et la rénovation d’écoles.

Avec 50 dossiers à travers toute la Communauté française (dont 14 luxembourgeois), Arlon figurait dans la liste prioritaire de ces dossiers dits « PPP » (partenariat public/privé).

Et contre toute attente, lundi, le ministre en charge des Bâtiments scolaires à la Communauté a jeté un grand froid (une douche froide, pour paraphraser Marie Arena, une précédente titulaire du poste…).

En octobre, Jean-Marc Nollet avait déjà fait savoir qu’il « évaluerait l’ensemble du système PPP, en fonction du coût et de la performance énergétique des bâtiments. » Nollet ajoutait qu’il déterminerait ensuite « ce qui est en adéquation avec les budgets disponibles et les priorités. » Eh bien, les calculs ont été vite faits. Lundi au parlement de la Communauté française, répondant à une interpellation de Dimitri Fourny (cdH) et Marcel Neven (MR), Jean-Marc Nollet a annoncé que ses prédécesseurs PS, Marie Arena et Michel Daerden, s’étaient lourdement trompés en promettant à l’époque 1 milliard d’euros pour le PPP.

En réalité, dit Nollet, 280 millions seulement sont disponibles. C’est beaucoup trop peu. « 280 millions de travaux, c’est largement insuffisant pour les 50 écoles retenues par le PPP pour lesquelles la Communauté devrait débourser 756 millions. » Conséquence : au grand dam de plusieurs communes rurales, Nollet reporte à 2011 les promesses PPP faites par ses prédécesseurs. Et il assure vouloir chercher de nouveaux financements alternatifs. En attendant, en Luxembourg, ça grogne.