L’état des bâtiments scolaires en question

La situation est parfois catastrophique. En 2005, le présidente du cdH lançait l’idée des partenariats public-privé pour financer les travaux, sans grever le Fonds des bâtiments scolaires déjà submergé. Joëlle Milquet avançait même un montant d’un milliard d’euros.

Un décret a été mis au point trois ans plus tard et 35 projets sélectionnés dans une vingtaine de communes mais aujourd’hui, rien n’est encore concrétisé.

Le décret prévoyait le paiement par la Communauté française d’une redevance annuelle de 61 millions d’euros à un consortium privé chargé de construire des bâtiments pour une valeur de 500 millions à 1 milliard d’euros et puis de les entretenir pendant 27 ans.

Le Ministre Jean Marc Nollet a hérité du dossier en juin 2009 avec le changement de majorité, une date à laquelle pourtant la procédure de marché pour trouver ce consortium n’avait pas encore été lancée. Il a donc été chargé par le gouvernement d’évaluer le décret. Cette évaluation est faite, elle rejoint nous dit-on celle de Franck Venmans, qui vient de consacrer un dossier du Crisp a ce sujet. Pour Frank Venmans le PPP s’avère plus coûteux qu’il n’y paraît pour les finances publiques, et moins avantageux qu’un prêt classique. Résultat, le PPP est pour l’instant gelé. Il devrait être enterré officiellement sans doute dans les semaines qui viennent. Mais Jean-Marc Nollet se veut rassurant. Les 35 projets pilotes seront réalisés. Reste à finaliser un système de financement. Lequel ? Mystère. Il a en tout cas déposé des propositions sur la table du gouvernement qui doit trancher dans les semaines qui viennent.

Source: RTBF.be