L’environnement direct des écoliers ne serait pas assez sain

D’après Test-Achats, la qualité de l’air des locaux laisse à désirer. Aérons.

Comme si le chlore dans les piscines et l’amiante dans les écoles ne suffisaient pas, Test Achats s’en est allé analyser le CO2, la qualité de l’air, les moisissures, la température, l’humidité relative, la quantité de plomb dans les robinets dans une vingtaine d’établissements scolaires qui ont bien voulu se prêter au jeu.

Aperçu des résultats que l’on peut résumer par un « peut mieux faire ».

Le CO2 : dans plus de deux tiers des locaux analysés (47 sur 60), les valeurs ont démontré que l’aération n’était pas suffisante, que les lieux étaient manifestement surpeuplés.

Le formaldéhyde : surtout présent dans les meubles en kit en contre-plaqué, mais également dans les produits d’entretien et de bricolage comme la colle et la peinture, ce composé organique se trouvait dans des valeurs supérieures aux normes dans la moitié des cas.

Les COV : présents en nombre notamment dans les matériaux isolants, moquettes, produits d’entretien et de bricolage, les composés organiques volatils peuvent entraîner des maux de tête, vertiges, irritations des yeux lorsqu’ils sont en trop grande quantité. Dans 18 locaux, la valeur guide du benzène était dépassée.

Le plomb : dans cinq écoles, on a retrouvé des quantités de plomb dans l’eau de distribution qui devraient la rendre impropre à la consommation.

Les moisissures : la charge fongique s’est avérée trop élevée dans plus de la moitié des établissements scolaires analysés.

La température : dans plus de la moitié des cas, TA a enregistré des températures légèrement trop basses (entre 19 et 20°).

Le taux d’humidité relative : ici encore, près d’un local sur trois s’est révélé trop humide, ce qui entraîne la prolifération de moisissures.

Le radon : bonne nouvelle en ce qui concerne ce gaz radioactif et qui émane du sous-sol puisqu’aucune trace significative n’a été détectée dans les locaux visités.

En conclusion, Test-Achats estime que nos petites têtes blondes n’évoluent clairement pas dans un environnement sain, du moins si l’on se base sur les résultats des vingt écoles analysées. « Le manque d’air frais, dû à un système de ventilation inefficace et à la surpopulation, est patent », fait remarquer l’organisation de défense des consommateurs.

Peut-être suffirait-il simplement de changer quelques mauvaises habitudes, estime Test-Achats qui plaide en faveur d’une campagne d’information dans les écoles.

Quant aux bons réflexes à mettre en oeuvre sans tarder, « il suffirait de peu de chose, insiste Jean-Philippe Ducart, porte-parole de TA. Il n’y a en effet pas besoin de tout rénover de fond en comble mais simplement de veiller à ce que la température soit à un bon niveau et à aérer régulièrement les pièces, surtout lorsqu’on utilise des colles, peintures ou Tipp-Ex. »

Source: LaLibre.be