L’air de nos écoles est pollué

L’histoire se répète. Il y a plus d’un an, nous vous parlions de cette enquête menée par Test-Achats sur la qualité de l’environnement intérieur de nos écoles. Cette étude mettait en lumière le fait que beaucoup d’écoles présentaient une teneur en CO2 trop élevée et que l’air des classes contenait des composants volatiles comme le Benzène.

Ces éléments peuvent avoir un impact non négligeable sur la santé des enfants… comme des enseignants. Un an plus tard, rien n’a changé… ou presque. L’air de nos écoles reste ultra pollué. Par peur des accidents et aussi pour économiser sur la note de chauffage, rares sont les enseignants qui aèrent leurs classes régulièrement. Résultat: des moisissures, des poussières, des traces de benzène ou de composés organiques volatiles, potentiellement cancérigènes, qui s’échappent de certains sols stratifiés des bois ou des peintures.

En France, la secrétaire d’État à l’écologie a récemment tiré la sonnette d’alarme. Et a publié une étude alarmante menée par l’observatoire français de la qualité de l’air. Conséquences de l’air vicié respiré par nos enfants? Forte progression des maladies respiratoires et explosion des cas d’asthme et de bronchiolites. Valérie Xhonneux, chargée de mission environnement, santé et politique des produits chez Inter-Environnement Wallonie, pense que la situation n’est pas meilleure chez nous.

Mais les études sérieuses sur le sujet font défaut. La Flandre a, par le passé, mené quelques enquêtes au sein de ses écoles et crèches. Mais rien en Wallonie. C’est tout juste si l’on sait, avec certitude, que les concentrations en formaldéhyde et en benzène, dépassent très souvent les normes.

Il n’est pas rare alors de constater chez nos enfants des maux de tête, de la fatigue, des gênes respiratoires. Les élèves ont du mal à se concentrer…

L’observatoire français de la qualité de l’air intérieur: La concentration des polluants est plus importante dans les classes qu’à l’extérieur. Les performances scolaires des élèves, déclinées en termes de temps de réaction, de notes obtenues ou d’absentéisme sont affectées par des taux de renouvellement d’air faibles.

Source: Enseignons.be