L’agrandissement de l’école de Perbais sera plus cher

Face aux critiques de l’opposition, la majorité répond qu’il faut répondre aux besoins et rappelle que le projet reste subsidiable à 95 %

«Comment se fait-il qu’on passe de 188 000€ à 374 000€ (hors TVA), quatre ans plus tard pour les travaux?» a demandé Christian Reuliaux (Avenir.com) lundi soir au conseil communal de Walhain, où l’on se penchait sur l’augmentation du coût des travaux de construction d’une nouvelle classe et d’extension du réfectoire de l’école communale de Perbais, ainsi que sur l’augmentation des honoraires de l’architecte.

L’explication est venue du responsable du service des travaux de la commune, Benoît Marchal. Celui-ci a expliqué que le coût de l’agrandissement avait été calculé dans un premier temps en fonction des mètres carrés dans le cadre du programme de travaux prioritaires où les délais sont restreints. Une estimation à laquelle se sont ajoutés l’étude de stabilité, les exigences du service incendie (60 000€) et les exigences de l’Afsca (qui donne son agrément pour la cuisine), mais aussi l’exigence d’abattre une classe existante.

De son côté, la bourgmestre Laurence Smets (Wal 1) a précisé que le dossier restait valide pour les subsides qui se montent théoriquement à 95 % (495 000€ sur un montant total de 521 000€) et que la commune bénéficie toujours d’un taux de 1,15 % pour son emprunt, puisqu’il s’agit d’un bâtiment scolaire. «Une opportunité pareille, c’est exceptionnel!»

Pas de quoi convaincre l’élu de l’opposition qui est resté sur ses positions : «Un montant total de 521 000€ TVA comprise (NDLR : y compris les honoraires d’architectes) pour 170 mètres carrés d’agrandissement… On s’est trompé! Il aurait fallu raser et tout recommencer à zéro. La nouvelle école de Tourinnes a coûté 1,3 million, ici nous en sommes à 500 000€ sans compter les investissements réalisés il y a huit ans. À l’avenir il faut s’engager dans des projets quand on a fait le tour de la question. Dans votre for intérieur, vous pensez comme moi, mais vous ne le direz pas en séance publique…»

Ce que la bourgmestre a réfuté : «On rentre un dossier et puis les analyses interviennent, sinon on fait travailler les architectes pour rien», a-t-elle objecté. Elle s’est interrogée sur la réelle volonté du conseiller de raser l’école de Perbais… rappelant qu’il aurait alors fallu mettre les enfants quelque part pendant les travaux. «On a fait le choix d’avancer. On aurait pu décider de limiter le nombre d’enfants, mais on ne peut pas laisser des enfants dans des containers», a indiqué Laurence Smets. L’échevin Jean-Marie Gillet (Écolo) a objecté qu’une nouvelle école, c’est un projet qui s’inscrit dans un horizon de dix ans. «Or, on ne peut pas attendre dix ans.»

Source: L’Avenir.net