Investissements: les écoles d’Ottignies en tête

Plus de 17 millions ont été investis dans les écoles d’Ottignies ces 5 dernières années. La commune est en tête devant Braine-l’Alleud et Rixensart.

Rénovation de châssis ou de toiture, extension, isolation… depuis juillet 2009, plus de 68 millions d’euros ont été investis dans les écoles du Brabant wallon, selon des chiffres du ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Et la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve est en tête des investissements réalisés dans les établissements scolaires de la province ces cinq dernières années, tous réseaux confondus.

En effet, 17 millions d’euros ont été investis dans les écoles de la commune, soit un quart du montant global. Parmi les gros projets, la construction de la nouvelle école communale de Lauzelle a pesé sur le portefeuille, avec un investissement de 5 138 691 euros.

«Un centre éducatif majeur»

«Ottignies est un centre, si pas le centre éducatif majeur du Brabant wallon, justifie Michel Beaussart, échevin de l’Enseignement. Nous avons une université, plusieurs hautes écoles, quatre écoles secondaires et une douzaine d’écoles primaires.»Et d’ajouter: «Ce qui explique ce foisonnement d’écoles, c’est tout d’abord la position centrale d’Ottignies dans la province, avec énormément de facilités d’accès, notamment grâce à la gare. Et puis, nous sommes la troisième commune la plus peuplée du Brabant wallon, avec plus de 30 000 habitants .»

Ces grands investissements dans les écoles d’Ottignies, l’échevin de l’Enseignement les justifie aussi au niveau politique: «Il y a une vieille tradition chez nous: nous choyons nos écoles. C’est un choix fait par la Ville.»

Pourtant, ces investissements dans les écoles du Brabant wallon devraient être plus élevés, selon le secteur.

Budgets insuffisants

Mais «les budgets sont insuffisants pour maintenir nos bâtiments scolaires en état», constate Jacques Benthuys, échevin de l’Enseignement durant 24 ans à Ottignies et membre de la Société publique d’administration des bâtiments scolaires (SPABS).

Les enveloppes des Fonds des bâtiments scolaires, destinées à aider, par voie de subsides, les écoles désirant faire des travaux, peinent à répondre à la demande.

Les organes de représentation des différents réseaux d’enseignement (CECP, SeGEC…) doivent bien souvent sélectionner les dossiers, en fonction de l’urgence des interventions. «L’année dernière, neuf dossiers de travaux pour des écoles communales en Brabant wallon ont été retenus sur les 17 rentrés. C’est seulement la moitié», précise Carlo Giannone du Conseil de l’Enseignement des communes et des provinces (CECP).

Et même une fois retenus, tous n’aboutissent pas et certains sont reportés… Et que dire des délais d’octroi des subsides? «Pour l’école de Lauzelle, il a fallu huit ans avant de boucler le budget, explique Michel Beaussart. Entre-temps, nous avons dû revoir les plans car les normes énergétiques avaient changé…»

Faute de moyens, l’état de certains bâtiments scolaires est critique, même en Brabant wallon où Jacques Benthuys estime que «les choses ne vont pas encore si mal que ça».

Et de poursuivre: «Quand vous voyez les locaux pimpants des banques et qu’ensuite vous les comparez aux vieux machins dans les écoles, ce n’est pas normal! Les écoles étaient auparavant des bâtiments exemplaires dans les communes. Pensez à l’actuelle maison communale d’Ottignies qui était une ancienne école. Cela fait 30 ans que ça se dégrade. Il est temps maintenant de faire de nos infrastructures scolaires une priorité».

Source : L’Avenir