D’ici 2015, il faudra construire 79 écoles à Bruxelles

Dans le détail, la pression sera plus forte dans l’enseignement maternel (34 écoles maternelles à ouvrir), et dans le primaire (39) que dans le secondaire (6).

Bruxelles – Pour faire face à la forte poussée démographique dans la capitale, il faudrait ouvrir 79 écoles d’ici le milieu de la décennie, ressort-il d’une étude prosapacité d’accueil des écoles existantes, envisager de nouvelles constructions notamment dans les réserves foncières sur lesquelles Bruxelles compte se développer, mais aussi songer à des reconversions d’immeubles de bureau pour parer au plus pressé. pective réalisée par l’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse (IBSA) du ministère de la Région bruxelloise.

Dans le détail, la pression sera plus forte dans l’enseignement maternel (+7.265 élèves; 34 écoles maternelles à ouvrir), et dans le primaire (+11.000 élèves; 39 écles à créer) que dans le secondaire (+4.700 élèves; 6 écoles à créer) qui devrait subir l’impact de la poussée démographique actuelle avec retard. Présentant les résultats de l’étude aux côtés de ses auteurs, le ministre-président bruxellois Charles Picqué a annoncé qu’il inviterait les ministres de l’Enseignement des Communautés, après les vacances de Pâques, pour plancher très sérieusement sur un plan d’investissement afin d’augmenter l’offre scolaire à Bruxelles.

Concrètement, les auteurs se sont appuyés sur les prévisions du Bureau du plan qui table sur un accroissement de la population bruxelloise de 200.000 personnes pour atteindre 1,2 millions d’habitants en 2020. Selon l’Institut Bruxellois, ce chiffre sera atteint plus tôt que prévu (2018).
D’un état des lieux de la situation actuelle, tous réseaux confondus, à l’exception des écoles purement privées, il ressort que l’enseignement est actuellement déjà arrivé à saturation à Bruxelles.
Ainsi, sept communes centrales (Saint-Josse, Saint-Gilles, Schaerbeek, Molenbeek, Forest, Ixelles et Evere) ne disposent actuellement pas, en maternelle, d’une place par enfant résidant dans la communes concernée. Pour le primaire, à cette liste s’ajoutent Berchem-Sainte-Agathe, et Watermael-Boitsfort.

En tablant sur une place par enfant dans les 19 communes bruxelloises, et sur des écoles de 200 places en maternelle et de 300 places en primaire, les auteurs ont conclu que d’ici l’année scolaire 2014-2015, les besoins seront les plus criants dans les communes centrales de Bruxelles (hormis la Ville de Bruxelles).
Dans les seules communes de Schaerbeek et de Molenbeek, il manquera ainsi d’ici cette échéance, 19 écoles maternelles ainsi que 18 écoles primaires.
« La croissance démographique n’est un atout que si on dispose des équipements et services pour rencontrer les besoins de la population », a commenté mardi le ministre-président bruxellois, lors de la conférence de presse de la présentatrion des résultats de l’étude de l’IBSA.

Selon lui, l’étude donne une tendance, mâme si elle ne maîrise pas tous les paramètres de l’évolution démographique tels qu’une migration ou non de populations de la ville vers la périphérie, mais aussi, l’arrivée ou non de nouvelles vagues d’immigration de populations régularisées ou non.
Aux yeux de Charles Picqué, il faudra à la fois évaluer les possibilités d’augmenter la capacité d’accueil des écoles existantes, envisager de nouvelles constructions notamment dans les réserves foncières sur lesquelles Bruxelles compte se développer, mais aussi songer à des reconversions d’immeubles de bureau pour parer au plus pressé.

Il faudra par ailleurs s’interroger sur l’opportunté de couvrir les investissements nécessaires par une garantie d’Etat, et sur celle d’annuler la TVA sur les nouvelles constructions de bâtiments scolaires, a-t-il laissé entendre parmi les pistes à investiguer.

Source: DH.be