Des dizaines de millions d’euros pour rénover et reconstruire les écoles à Charleroi

Sur les quelques cent implantations scolaires carolos, beaucoup, à l’instar de celles des Cerisiers à Marcinelle, du Bon Air à Lodelinsart ou encore du groupe I à Marchienne, ont mal, même très mal à leurs locaux. Bonne nouvelle, certaines vont cependant pouvoir profiter bientôt, de la cure de jouvence annoncée. L’investissement, et les travaux déjà en cours parfois, se chiffre à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Pas folichon l’état de nos implantations scolaires. Faut-il retourner le couteau dans la plaie? Lorsqu’ils prirent leurs fonctions respectives au sein du Collège communal voici déjà près de six ans, les échevins de l’Enseignement et de l’Education, Latifa Gahouchi et des Bâtiments, Paul Ficheroule, qui faisaient ensemble le point sur la question ce mercredi matin, purent, avec d’autres, mesurer toute l’étendue des besoins – criants-, et du travail de Sysiphe à réaliser. « On est parfois intervenu au cas par cas dans la mesure où il est impossible de tout refaire en une seule législature » rappelaient les édiles.

Sachant qu’ici où là, certains sont cependant plus mal logés que d’autres, il ne fallut néanmoins pas très longtemps pour établir une sorte de liste des priorités et des dossiers à traiter en urgence. Quelques années et embûches politico-administratives plus loin , ces dossiers, et nos mandataires s’en réjouissaient, sont aujourd’hui mûrs pour porter leurs fruits. D’ici quelques mois, voire un an et demi ou deux lorsqu’il est question de faire table rase du passé, de tout démolir, et de tout reconstruire.

Ce sera ainsi le cas pour l’école primaire du Bon Air à Lodelinsart, du groupe I à Marchienne-au-Pont et des Cerisiers, située derrière la cité de l’Enfance, à Marcinelle. Pour ces trois seules implantations, il en coûtera la bagatelle de 24 millions d’euros (subsidiés pour la moitié par la Fédération Wallonie-Bruxelles). « Les crédits sont réservés, la prochaine étape c’est l’approbation des plans (conçus avec le concours du bureau d’étude d’Igretec) par le Conseil communal avant adjudication » indiquait encore Paul Ficheroulle. « Charleroi est la seule ville qui a obtenu l’aval pour la construction de 3 nouvelles écoles » rappelait sa collègue Mme Gahouchi.

Sur les 24 millions donc, 13 millions (12.950. 000€ dont 5.330.000€ de subsides) serviront à la réalisation de la nouvelle école des Cerisiers. Un bâtiment flambant neuf tout longiligne de quelques 5.156 m2 devrait supplanter (dans le courant 2014 normalement) les pavillons parcellaires qui ont plus que souffert des afres du temps, de la météo, des incendies, du vandalisme…

Aménagée sur base des besoins pédagogiques et techniques spécifiques requis pour une école d’enseignement spécial (298 enfants) les Cerisiers de demain se présentera dans sa robe sobre et équipée de paramètres permettant les économies d’énergie, sur un rez + un étage où seront rassemblés les classes, un espace garderie, une zone d’assistance, un réfectoire, une salle de gym, une médiathèque, la conciergerie et des locaux administratifs. Notons que, pendant les travaux, des conteneurs devraient être installés sur le site de l’IPSMa, rue de la Bruyère.

C’est dans le même esprit que sera construit (pour 5.500.000 euros, subsides 2.240.000€) la nouvelle école du Bon Air, à la rue Alfred Georges, à Lodelinsart. Le nouveau bâtiment (rez + 1) pourra compter sur quelques 2.172 m2 pour accueillir les 5 classes de maternelles et 6 de primaires prévues (220 élèves) ainsi qu’un réfectoire, une salle de gym, une conciergerie et des locaux pour l’administration.

Idem aussi pour la nouvelle infrastructure du Groupe I, à Marchienne. Elle se développera elle aussi tout en longueur (rez + 1 et une quarantaine de mètre de façade). Dans ses 2.298m2, seront rassemblés 4 classes maternelles et 7 de primaires (231 élèves), un réfectoire, une salle de gym, une médiathèque, une conciergerie et des locaux administratifs. Investissemernt: 5.500.000€, dont 2.630.000€ en subsides de la FW-B.

La reconstruction de ces trois écoles représentent bien entendu la cerise sur le gâteau d’un programme de rénovation bien plus large comprenant des projets déjà en cours ou prêts à l’être.

On citera, parmi ceux-ci, le remplacement (il sera opérationnel début 2013) d’un pavillon préfabriqué vétuste (2 classes) par la construction d’un bâtiment comprenant 3 classes et une salle de psychomotricité + liaison avec les sanitaires et réfectoire existants via un préau couvert à l’école du Centre à Marcinelle. Dont coût: 587.000€ (subsides F W-B: 360.000€);

le remplacement d’un pavillon préfabriqué vétuste également par un bâtiment sur deux niveaux accueillant 2 classes et un local chaufferie à l’école du Bois, à Ransart. Montant du budget: 800.000€;

l’extension de l’école de la Vieille Place à Montignies/Sambre par la création d’un bâtiment sur 2 niveaux accueillant 2 classes d’enseignement maternel par niveau et les sanitaires y correspondant. Montant du budget: 1.200.000€;

la rénovation lourde des locaux, l’isolation des façades existantes, le remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures de l’école de la Bassée, à Roux. Après travaux, le bâtiment comptera 5 classes, une salle de psychomotricité, un réfectoire, une cuisine de rechauffe, des locaux administratifs, des locaux pour le personnel d’entretien, des sanitaires adaptés aux enfants; des travaux de rénovation énergétique (remplacement de la toiture et des châssis) à l’académie des Beaux-Arts de la rue Dourlet. Dont coût: 700.000 €;

des travaux de rénovation énergétique (toiture, châssis) et mise en conformité des locaux à l’école de la Petite Chenevière, à Marcinelle. « Il s’agit d’un travail lourd; ce sera la trace majeure de ce qui aura pu être fait dans nos écoles durant la mandature », concluait P. Ficheroulle qui, tout comme sa coréligionnaire Latifa Gahouchi signe, grâce à leurs efforts concertés, un beau bulletin avant les vacances…

Source: Ville de Charleroi