Belfius aide financièrement quatre écoles

La nouvelle banque a versé 2.500 € à quatre écoles de la région, sans faire apparaître son nom. Un geste limite quand même ?

Belfius est bien décidée à redorer son blason terni par l’aventure Dexia. Aussi la nouvelle banque a-t-elle décidé de mener une opération de séduction tous azimuts en renouant avec son ancrage local historique. C’est ainsi que les agences de Gilly, Gosselies et de l’aéropole viennent de faire savoir qu’elles ont partagé une enveloppe de 2 500 € pour soutenir les projets de quatre écoles du secteur.

L’athénée royal de Gilly recevra 625 € pour étoffer sa bibliothèque de livres et manuels scolaires, l’institut Notre-Dame de Fleurus pour un ordinateur, l’athénée royal des Marlaires de Gosselies pour rénover ses bâtiments et l’institut Sainte-Anne de Gosselies pour financer un projet social des 5 et 6e année.

Un geste appréciable, certes, mais est-il compatible avec les dispositions du Pacte scolaire relatives aux activités commerciales, tout simplement interdites dans les écoles ?

Gianni Angeli, directeur et administrateur de Belfius Aéropole, est très clair : « Le nom de la banque n’apparaît jamais. L’école enverra la facture à Belfius, c’est tout. »

Il concède néanmoins que le geste des banques donatrices sera, en quelque sorte, une publicité indirecte pour Belfius qui médiatise son action. « Depuis le Crédit communal, de nombreuses écoles ont un compte chez nous. »

A l’institut Notre-Dame, on confirme : « La marque n’apparaît nulle part car aucune publicité ne peut être faite. Le don apparaîtra juste clairement dans notre comptabilité. Nous avons déjà reçu d’autres dons auparavant, du Lion’s, du Rotary. »

Conformément au Pacte scolaire, c’est la commission « Article 42 » dudit pacte qui peut être amenée à remettre un avis à la ministre, seule habilitée à statuer. Mais la commission ne le fera que si elle est saisie d’une plainte émanant, par exemple, d’un chef d’école après en avoir débattu avec le conseil de participation, une association de parents, un syndicat.

Le cas de Belfius pourrait être « sujet à caution » s’il aboutissait sur la table de la commission, indique-t-on au secrétariat de la commission où l’on ne préjuge évidemment pas de l’issue d’une telle plainte qui, donc, devrait d’abord être déposée.

Source: L’Avenir.net