227 élèves sans école à une semaine de la rentrée

Pas moins de 227 enfants de la Communauté française, diplômés de l’enseignement primaire, ne sont toujours pas inscrits dans une école secondaire, à une semaine de la rentrée, a indiqué mercredi l’Union des Fédérations des Associations de Parents de l’Enseignement Catholique (UFAPEC), lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Après le période du dépôt du formulaire unique d’inscription, du 14 mars au 1 avril 2011, 849 familles se sont retrouvées en liste d’attente. La Commission Interréseaux des Inscriptions (CIRI) a pu recaser plus de 600 d’entre elles. Parmi les 227 élèves qui ignorent de quoi leur avenir scolaire sera fait, 214 sont domiciliés à Bruxelles, 4 en Brabant wallon, et 9 dans le reste de la Communauté française.

Si l’UFAPEC souligne les effets bénéfiques obtenus par la révision du décret par la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (cdH), elle souhaite néanmoins que les inscriptions soient confirmées avant les vacances d’été.

Les associations de parents d’élèves demandent également une meilleure explication de la procédure. Elles proposent une série de mesures à modifier, parmi lesquelles la méthode de géolocalisation des futurs étudiants, les critères de choix censés favoriser la mixité ou les reclassements des élèves issus de l’enseignement primaire néerlandophone en périphérie bruxelloise.

La ministre Simonet, contactée par l’UFAPEC, a prévu la consultation, en temps voulu, des associations de parents dans le cadre du décret du 30 avril 2009, portant sur les associations de parents d’élèves et les organisations représentatives des associations de parents d’élèves en Communauté française.

Les associations de parents d’élèves inquiètes du futur impact démographique

L’Union des Fédérations des Associations de Parents de l’Enseignement Catholique (UFAPEC) a tiré la sonnette d’alarme, au sujet des conséquences graves que la pression démographique pourrait entraîner sur l’ensemble du système scolaire actuel en Communauté française, jeudi, lors d’une conférence de presse à Bruxelles. « Un gros problème pourrait se poser d’ici à 2015: 5.643 places sont prévues (4.151 nouvelles places dans l’enseignement officiel et 1.492 dans l’enseignement libre), mais le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, Charles Picqué(PS), annonce 18.000 élèves dans l’enseignement fondamental d’ici 2015. Il y a une sacrée différence. Les pouvoirs publics devront impérativement agir », a précisé le président de l’UFAPEC.

La Région de Bruxelles-Capitale a débloqué la somme de 9 millions d’euros pour créer 3.500 places dans les écoles fondamentales maternelles et primaires de la capitale. Mais le gouvernement flamand a introduit, le 15 juillet, un recours en annulation de cette décision devant la Cour constitutionnelle.

L’UFAPEC regrette que la Région de Bruxelles-Capitale n’ait pas conclu un accord de coopération pour que cette mesure puisse être sans reproche. « L’offre de l’enseignement doit s’améliorer. Quantitativement au vu du risque démographique, mais aussi qualitativement. Des moyens supplémentaires doivent être donnés aux professeurs, car cela réglera également un point sensible du fameux décret ‘inscriptions’. Si la qualité de l’enseignement augmente de manière globale, les familles arrêteront de se focaliser sur la réputation d’un nombre restreint d’écoles », a relevé le président de l’UFAPEC.

Source: LaLibre.be